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Évaluation d'action

L'analyse financière dispose de plusieurs méthodes pour évaluer une société et ses actions.

Les plus courantes reposent sur l'actualisation

des revenus futurs attendus (dividendes, bénéfices, capacité d'autofinancement selon les méthodes)
et d'une valeur finale à la revente,
en utilisant un taux d'actualisation incluant une prime de risque
Dans certains cas, lorsque la société est en voie d'être reprise, ou au contraire va cesser ses activités, on évalue aussi les éléments actifs et de passif du bilan

Si l'action est cotée en bourse, sa valeur est bien entendu le cours de bourse. On peut cependant évaluer un cours potentiel en utilisant

les fondamentaux économiques (revenus futurs...) indiqués plus haut,
un coefficient financier (par exemple PER) théorique,
la prise en compte des éléments psychosociologiques tels que le profil boursier de l'action, les tendances de marché et percolations, etc., des domaines désormais très largement étudiés (neuroéconomie, socioéconomie...)

Méthodes d'évaluation 
Pour les actions, l'évaluation financière consiste d'abord à déterminer la valeur d'une entreprise. Trois familles de méthodes sont utilisées:

1 L'approche patrimoniale basée sur la valeur comptable du bilan de l'entreprise (une entreprise qui a 100 millions d'Euros de fonds propres est évaluée à 100 millions d'Euros). C'est une approche très artificielle puisque la valeur comptable ne reflète pas la valeur économique.

2 L'approche par les multiples se base sur des critères de comparaisons.

Les multiples boursiers: - on sélectionne un groupe d'entreprises comparables (même secteur, position de marché équivalente, etc) - on détermine des multiples boursiers pour celles de ces entreprises qui sont cotées en bourse. Les multiples les plus utilisés sont

le P/E (price/earnings ratio, i.e. capitalisation boursière / résultat net),
le P/B (price to book, i.e. capitalisation boursière / fonds propres),
Valeur d'entreprise (= capitalisation boursière + valeur de marché de la dette) / Chiffre d'affaire,
Valeur d'entreprise / EBITDA ou EBIT.
- on applique, à l'entreprise que l'on cherche à évaluer, ces multiples calculés pour des entreprises comparables Par exemple, si l'entreprise non cotée A a des revenus de 100 millions d'Euros et est très comparable à une entreprise cotée qui a un VE/Revenues de 2x, alors la méthode des multiples boursiers tend à dire que A vaut 200 millions d'Euros.

On notera toutefois qu'une action non cotée n'a pas la même liquidité pour le porteur qu'une action cotée et par ailleurs ne peut pas faire l'objet d'OPA ou OPE. Cela fait qu'on appliquera une certaine décote à cette estimation. Un indice est désormais publié des valorisations appliquées sur les entreprises de taille moyenne ( http://www.argos-soditic.fr/fichiers/communiques/Indice_Argos_Epsilon.pdf ).

Les multiples de transaction Approche similaire aux multiples de transaction, à ceci pres que les multiples sont déterminés à partir de transactions observées sur le marché. Par exemple, si l'entreprise A a des revenus de 100 millions d'Euros et est très comparables à une entreprise qui a des revenus de 150 millions d'Euros qui a été vendue peu de temps auparavant à 300 millions d'Euros, alors la méthode des multiples de transaction tend à dire que A vaut 200 millions d'Euros (100 x(300/150)).

3 Actualisation des flux monétaires (DCF: Discounted Cash-Flows) Cette approche consiste à déterminer les flux monétaires futurs et à les actualiser au taux du coût du capital.

Concernant la rentabilité intrinséque de l'entreprise, il s'agit des cash-flow (marges brutes d'autofinancement) libres dégagés par son exploitation.
Concernant la rentabilité extrinsèque, autrement dit celle pour l'actionnaire, il s'agit des dividendes attendus et éventuellement de la valeur de revente espérées en fin de détention.
- Determination des flux monétaires futurs Pour cela on construit un modèle financier qui donne des prévisions sur un futur plus ou moins lointain. Puis, si on utilise la méthode intrinsèque, on calcule pour chaque année future les cash-flows associés:

Revenu d'exploitation (1-Taux d'imposition)
+ Amortissements & Dépréciation
- Capex (Capital Expenditure, i.e. investissement productif)
- Variation du BFR (Besoin en Fond de Roulement)
= Cash-Flows libres
- Détermination du coût du capital La méthode la plus utilisée est celle du WACC (Weighted Average Cost of Capital, ou Coût Moyen Pondéré du Capital)

WACC = Kd x (1- Taux d'imposition) x (D/D+MV) + Ke x (MV/D+MV)

avec Kd = Coût de la dette (taux d'intérêt annuel payé sur la dette)
     Ke = Coût des Fonds Propres (cf ci-dessous pour son calcul)
     D  = Valeur de marché de la dette (généralement la valeur comptable)
     MV = Valeur de marché des Fonds Propres (Capitalisation boursière)
Ke = rf + Beta (rm - rf)+ Prime

avec rf = taux sans risque (généralement le taux des obligations d'État à 20 ans)
     rm-rf = prime de risque de marché
     Beta = beta de l'entreprise
     Prime = prime liée au pays ou à la liquidité
- Déterminaion de la valeur terminale On utilise souvent la formule de Gordon Shapiro sur le cash-flow récurrent de l'entreprise (celui observé après de nombreuses années)

TV = Cash-Flow récurrent / (Cout du capital - croissance sur le long terme)

- Déterminaion de la valeur de l'entreprise A partir des éléments précédents, on obtient:

EV = Somme de 1 à n (Cash-Flow de l'année n / coût du capital) + Valeur Terminale

 



Calcul de l'impôt sur le revenu

Calcul de l'impôt brut 
L'impôt brut est la somme due par le contribuable avant les déductions d'impôts diverses auxquelles celui-ci peut avoir droit. Cet impôt brut est calculé en fonction d'un barème progressif (barème de la loi de finances 2006). En 2007, ces taux seront modifiés pour tenir compte du changement de l'assiette imposable (suppression des abattements de 20% sur les salaires et retraites) :

Tranches (€) Taux marginal A déduire
Jusqu'à 4 412 0 % -
De 4 412 à 8 677 6,83 % 301,34
De 8 677 à 15 274 19,14 % 1369,48
De 15 274 à 24 731 28,26 % 2762,47
De 24 731 à 40 241 37,38 % 5 017,93
De 40 241 à 49 624 42,62 % 7 126,56
Au-dessus de 49 624 48,09 % 9 841

Les barèmes 2007 sont les suivants :

Tranches de revenus 2006 (€) Taux marginal 2007 A déduire
Jusqu'à 5 614 0 % -
De 5 615 à 11 198 5,5 % 308,77
De 11 199 à 24 872 14 % 1 260,60
De 24 873 à 66 679 30 % 5 240,12
Au-dessus de 66 679 40 % 11 908,02

En effet pour le calcul de l'IR, on n'applique pas un taux proportionnel, mais un taux progressif.

Le contribuable ne payera aucun impôt sur ses revenus inférieurs à 4.412 €, payera un impôt de 6,83 % pour la tranche correspondante et ainsi de suite.
Par conséquent, le fait de gagner plus ne le handicape pas sur ses revenus inférieurs : il s'agit d'une fonction affine par morceaux, continue, et non "en dents de scie". En fait l'impôt (y) est calculé à partie du revenu net (x) selon la formule : y = ax - b, où a est le taux marginal et b le montant "à déduire" des tableaux ci-dessus. Attention, en 2007 les tranches peuvent être relevées en fonction de l'inflation.

En outre pour que l'IR, puisse prendre en compte la situation de chaque foyer fiscal, il a été mis en place en 1945 le système dit du quotient familial. Pour cela un nombre de parts est attribué à chaque foyer en fonction de la situation:

Contribuable marié ou lié par un PACS :
Sans personne à charge : 2 parts
Avec une personne à charge : 2,5 parts
Avec deux personnes à charge : 3 parts
Avec trois personnes à charge : 4 parts
Chaque personne en plus à charge rajoute une part.
Il est encore prévu un certain nombre de situations donnant droit à des parts supplémentaires sans forcément avoir une personne supplémentaire réellement à charge :

Les célibataires, veufs, divorcés sans personne à charge ont le droit à 1/2 part supplémentaire dans les cas où :
le contribuable a au moins un enfant majeur
Le contribuable a perdu un enfant âgé de plus de 16 ans ou du fait d'une guerre
Le contribuable est titulaire d'une pension d'invalidité d'au moins 40%
Le contribuable a adopté un enfant de plus de 10 ans qui est resté à sa charge jusqu'à sa majorité
Le contribuable a plus de 75 ans et est titulaire de la carte de combattant
Les célibataires, veufs, divorcés avec un enfant à charge :
1 part pour le premier à charge
1/2 part pour chaque supplémentaire
Veufs sans enfants naturel à charge :
1 part si le contribuable est seul
2 parts s'il prend à charge un enfant issu d'une précédente union du conjoint décédé
Célibataire ou divorcé vivant en concubinage avec des enfants à charge : une 1/2 part par enfant
Une fois le nombre de parts du foyer fiscal déterminé, on détermine l'impôt brut dû de la manière suivante :

(revenu global du foyer/nombre de part du foyer) x taux à appliquer pour chaque tranche
impôt dû au titre d'une part x nombre de parts du foyer = impôt brut dû par le foyer

Calcul de l'impôt net

L'impôt net est le résultat obtenu après la soustraction des différentes déductions sur le résultat de l'impôt brut. Les déductions d'impôt et les crédits d'impôt sont aujourd'hui nombreuses, mais sujettes à variation d'une année fiscale à l'autre.



 



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